Réforme des retraites

Vous trouverez ci-dessous :
-la position FO : 40ans c’est déjà trop.
-En fichier joint une analyse sur la réforme des retraites et quelques indications sur les droits statutaires ; faites largement circuler !

40 ans c’est déjà trop!
Le gouvernement et le Président de la République l’ont déclaré à plusieurs reprises : il faut trouver près de 100 milliards pour rendre le budget français « euro-compatible » (3% de déficit du PIB, critères de convergences de Maastricht obligent). Quand on sait que la RGGP, qui consiste entre autres à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite, n’a rapporté que 7 milliards, on imagine la brutalité du plan de rigueur.

Parmi toutes les mesures en préparation pour le plan de rigueur, la « réforme des retraites » est sur la plus haute marche du podium.

Evidemment, il faut des ressources supplémentaires pour financer nos retraites. La Confédération FO a démontré qu’en augmentant les salaires, en diminuant le chômage, en augmentant raisonnablement les cotisations (patronales et salariales) et en supprimant les exonérations patronales, il serait non seulement possible de préserver nos retraites dans le public comme dans le privé, mais aussi de revenir aux règles qui prévalaient jusqu’en 1993, en particulier 37,5 années de cotisations et le rétablissement de l’indexations des retraites sur les salaires et non sur les prix.

Mais nous savons bien qu’aucune des mesures envisagées ne va dans ce sens. Au contraire, il s’agit une nouvelle fois d’affaiblir notre protection sociale pour « diminuer le coût du travail » en baissant les prestations sociales donc notre salaire. En effet, les cotisations sociales (particulièrement celles dites « patronales ») font parti intégrante du salaire ; si elles ne sont pas perçues directement sur notre compte bancaire, elles sont redistribuées rapidement (sans transiter par des systèmes de capitalisation) sous forme de prestation retraite, santé, famille. La couverture sociale est en réalité un salaire que nous appelons plus couramment « salaire différé ».

Pourtant tant au niveau politique que syndical CFDT et CGT les déclarations se succèdent pour indiquer que la réforme est inéluctable. Les déclarations multipliant les « propositions constructives » se succèdent. Toutes sèment la confusion sur le véritable objectif de la réforme.

Ce tintamarre soigneusement orchestré a pour objectif d’accompagner les projets du gouvernement qui veut amputer nos droits sociaux (report de l’âge de départ à la retraite, augmentation des cotisations, destruction du régime particulier des fonctionnaires, etc. …).

Ainsi la CFDT demande : « le regroupement de tous les régimes » ; la CGT se prononce pour : « la maison commune des retraites ». Il faut être clair et décrypter les conséquences de ce qui se cache sous ces mots : la suppression de tous les régimes particuliers dont celui des fonctionnaires (calcul sur les 6 derniers mois et autres…). En 1995 et 2003, la CFDT a accompagné les mesures des gouvernements quels qu’ils soient en échange d’une exposition médiatique forte. La direction de la CGT lui emboîte le pas, bien souvent contre l’avis de ses adhérents.

Pour sa part, FO ne jettera pas de rideaux de fumée pour embrouiller la réalité ! C’est en ce sens que FO maintient sa proposition d’appeler ensemble à une véritable grève interprofessionnelle contre «la réforme des retraites ».
CFDT et CGT, suivies par la FSU, l’UNSA et SUD, ont « répondu » en organisant de nouvelles journées d’actions saute-mouton à l’image de celles de 2009 (janvier, mars ! avril, mai ?), sans issues, tout le monde le sait !
Pourtant le mécontentement des salariés est si fort qu’ils répondront certainement présents une fois encore.

Mais les salariés ne sont pas dupes : ils savent bien que seule une véritable action interprofessionnelle peut faire reculer le gouvernement et ceux qui le pilotent.

Dans ce contexte embrouillé, il est certain que les salariés pourront compter sur FO pour dire les choses clairement, proposer et organiser une mobilisation efficace contre le plan de rigueur, contre la réforme de retraites.

Pour Force Ouvrière, il n’est pas question de participer à des actions nébuleuses et inefficaces. A Force Ouvrière, il s’agit de mobiliser efficacement contre la pulvérisation de nos droits et garanties en matière de retraites ! Pour défendre nos revendications, la grève interprofessionnelle est nécessaire. C’est une urgence que nous tâcherons de faire aboutir !

Non au report de l’âge de la retraite et à l’augmentation des durées de cotisation ;
Annulation de la décote et retour aux 37,5 ; 40 ans c’est déjà trop !
Oui au maintien du code des pensions civiles et militaires et du statut ;
Oui au maintien du calcul de la pension sur les 6 derniers mois.

Nous ne « panthéoniserons » pas Albert Camus, nous reprendrons seulement ses écrits :
« Qu’est ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit non ! ».

Documents joints