L’année 2020 qui vient de s’achever permet de tirer quelques enseignements. Alors que le gouvernement poursuit sa politique de destruction des services publics, de réduction des moyens dans les hôpitaux, que les fermetures de lits se poursuivent, la crise sanitaire est largement utilisée pour réduire nos droits et nos libertés fondamentales. Elle sert de prétexte à des suppressions massives d’emplois dans le privé comme dans le public et à s’attaquer aux statuts, en particulier dans l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur et la Recherche.
Mais force est de constater que les plans du gouvernement se sont heurtés à la volonté de millions de salariés de défendre les acquis arrachés.
En effet, il y a un an, nous étions en pleine mobilisation pour défendre notre système de retraite et nos statuts. Si nous ne nous étions pas mobilisés, la réforme des retraites serait adoptée aujourd’hui. Les droits à pension de nombre d’entre nous seraient abaissés de plusieurs centaines d’euros par mois. Le gouvernement n’a certes pas abandonné son projet mais, si cette réforme n’a pu pour l’instant être mise en place, nous le devons à la grève, à la mobilisation dans laquelle la FNEC FP-FO a pris toute sa place.
Tout au long de l’année, malgré les confinements, la répression exercée par l’Etat, les remises en cause du droit de manifester, de s’organiser, les salariés se sont battus avec leurs organisations syndicales pour défendre les droits, les conditions de travail, les salaires :
-Les personnels de santé en grève ont arraché 183 € d’augmentation de leur traitement indiciaire ;
-Les salariés d’entreprises privées se sont mobilisés pour défendre leurs emplois ;
-Les personnels de l’Education nationale se sont mobilisés pour les créations de postes nécessaires ;
-La population a manifesté massivement contre la loi sécurité globale qui remet en cause le droit demanifester, la liberté syndicale.
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