Grève du 12 mars et mobilisation 1er degré

1ères informations sur la mobilisation en cours dans le 1er degré
et la grève du 12 mars dans les lycées et collèges

Le 18 février, 5 000 enseignants des lycées et collèges de l’académie de Créteil ont manifesté au ministère à l’appel des organisations syndicales pour les postes et contre les réformes : Lycée, mastérisation, lycée professionnel.

La rentrée 2010 dans les écoles se prépare dans les pires conditions.
Le ministre répartit officiellement 1 620 postes dans les académies mais oublie que 3 470 emplois de PE 2 stagiaires disparaissent avec la mastérisation, ce qui représente une perte de 1 850,9 postes pour 5 300 élèves supplémentaires annoncés.

Pour disloquer le statut de fonctionnaire d’Etat et les garanties collectives qui s’y rattachent le ministre multiplie les initiatives locales avec des partenaires de toutes sortes (élus, associations diverses, représentants de l’enseignement privé…). Il entend ainsi transférer les compétences de l’Etat aux municipalités en matière d’organisation de l’accueil des élèves et du service des enseignants : EPEP, réseaux et fusions d’écoles, contrats d’objectifs, projets éducatifs locaux ou jardins d’éveil… le syndicat recense de plus en plus de dispositifs divers et variés.
C’est le statut d’enseignant fonctionnaire d’Etat qui est en jeu.

Le 12 mars : SNFOLC, SNES, SNEP, SNALC, CGT, SNCL, SUD appellent à la grève nationale.
La réunion intersyndicale nationale SNFOLC, SNES, SNEP, SNALC, CGT, SNCL, SUD du 17 février, face à l’intransigeance du ministre a pris ses responsabilités.
Elle a décidé d’appeler à la grève nationale la semaine de rentrée de toutes les zones, le 12 mars. Elle affirme « avec une détermination toujours plus forte, (…) son opposition entière à la réforme des lycées, à la réforme de la voie professionnelle qui aggravent encore les conditions d’enseignement, et à celle du statut régissant les établissements (EPLE), à la politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation » et demande « le retrait de réformes ».
Dans des centaines d’établissements, dans toute la France des assemblées générales se sont tenues ou sont prévues à la rentrée des congés de février.

350 instituteurs et PE en AG à Amiens le 26 février, une centaine en Haute Loire le 10
Dans la Somme (80) le 26 février, jour du CDEN, 350 enseignants du 1er degré accompagnés d’environ 200 parents et proffesseurs se sont réunis en assemblée générale avec les syndicats FSU, FNEC-FP-FO, UNSA, Sgen-CFDT et CGT avant de se rendre au CDEN. Ils exigent l’ouverture de classes dans les écoles maternelles des communes de Ault, Longuesses, les écoles J. Vernes, Verrière et Chénier d’Amiens… dans les écoles élémentaires de Bouthencour, Amiens, Hugo à Montdidier, à Longueau, Abbeville…. dans les RPI de Vers /celles Buigny/leTitre/Hautvillier, contre les fusions des écoles de Long, contre la fermeture de l’école d’Allaines…

En Haute-Loire (43), le 10 février, plus d’une centaine d’enseignants du 1er, du 2nd degré et de personnels administratifs se sont rassemblés devant l’inspection académique à l’appel des syndicats FNEC-FP-FO, FSU, UNSA et SNETAA contre la suppression des 10 postes de RASED, la remise en cause des écoles d’établissements spécialisés comme Faïdoli et Ecole de l’hôpital Ste Marie ou Bergoïde contre les fermetures de classe, notamment en maternelle.

Dans tous les départements à l’annonce des mesures de carte scolaire les sections du SNUDI-FO préparent des AG de circonscription.

Le SNUDI-FO a déposé un préavis de grève pour le vendredi 12 mars.
Il invite les personnels à se réunir avec le syndicat dans les circonscriptions pour établir les besoins et décider des moyens pour les faire valoir, par la grève si nécessaire.