Pendant l’été le gouvernement a intensifié ses attaques contre les travailleurs afin de permettre l’augmentation du budget militaire de 43 milliards d’euros : attaques contre les jours fériés, les congés payés, les arrêts maladie, le remboursement de soins, l’assurance chômage, le pouvoir d’achat des fonctionnaires (gel du point d’indice) et des retraités (gel des pensions, augmentation de la CSG…), suppressions de postes de fonctionnaires… Le budget Macron-Bayrou s’en prend brutalement à nos droits et à nos services publics pour financer des guerres dont personne ne veut. Pendant ce temps, un peuple entier se fait éradiquer à Gaza avec la complicité de notre gouvernement.
Pour ce gouvernement qui poursuit seul sa logique guerrière, il est hors de question de priver le patronat de ses exonérations de cotisations (80 milliards/an), ni de les contraindre à cesser de frauder (entre 7 et 9 milliards/an du fait du travail dissimulé), ni de s’attaquer à la fraude fiscale (entre 80 à 100 milliards/an), ni de suspendre les subventions attribuées sans contrepartie (211 milliards).
Dans ce contexte, la rentrée s’annonce encore une fois difficile, avec des écoles dont les effectifs par classe sont déjà limites ou dépassent les limites fixées par le DASEN lui-même, des écoles où des personnels ne sont pas encore nommés, des conditions de travail dégradées…
Et la récente prise de parole du premier ministre confirme qu’il n’y a aucune négociation possible. Toutes nos revendications, à commencer par des recrutements en urgence, l’augmentation du point d’indice et l’abrogation de la réforme des retraites, sont totalement incompatibles avec ce budget et cette politique.
C’est le constat qui s’impose parmi les personnels comme dans toute la population, au point que partout se discute ouvertement la manière d’en finir. Partout s’affirme le refus de la politique menée et les moyens d’y mettre un terme. C’est pourquoi la FNEC FP FO 31 soutient le mouvement appelé à partir du 10 septembre, pour stopper cette politique qui s’en prend aux travailleurs via une remise en cause de leurs droits, de leurs services publics, de leur Sécurité sociale, de l’école.
Lors de cette CAPD nous étudions les refus de temps partiels directement liés à cette question du budget. Ces demandes sont refusées à cause du manque de moyens et de ressources humaines. Le SNUDI-FO 31 souhaite rappeler qu’aucun collègue ne sollicite l’exercice à temps partiel pour réduire son maigre salaire ou par paresse. Tous le font parce que cela leur est nécessaire voire vital. Les collègues en ont besoin pour préserver leur santé et limiter le nombre d’arrêts maladie, pour mener de front leur vie professionnelle, personnelle et familiale.