Le SG répond aux déclarations liminaires. Il se félicite que l’accueil ait fonctionné et
que dès le premier jour un grand nombre d’enfants de soignants et personnels prioritaires aient pu être accueillis, plus qu’en mars 2020. La consigne ayant été passée rapidement avant la consigne ministérielle, que la liste serait plus ou moins la même. De son point de vue il n’y a pas eu de désharmonisation au niveau académique. Concernant la continuité pédagogique, il y a eu des réflexes de pris dans tous les établissements et les équipes se sont organisées suite aux annonces du mercredi soir. On peut donc relativiser les ratés. Concernant les remplacements, sur certains secteurs, notamment la Haute-Garonne, le travail mené a permis d’avoir un vivier de remplaçants qui permet de répondre aux besoins. Dans les établissements du second degré, 95% de remplacements assurés. Il n’a pas les chiffres pour le premier degré.
FNEC FP FO : Il y a eu des consignes différentes d’un endroit à un autre car les consignes officielles ne sont pas arrivées assez rapidement. Dans certaines circonscriptions en réunion de directeurs, il a été annoncé que le mardi matin il fallait que tous les directeurs soient dans les écoles avec 20% de l’équipe. En l’absence de consignes officielles, les IEN ont essayé de pallier au plus rapide. Si l’accueil s’est fait de façon effective et s’est passé au mieux, c’est parce que sur le terrain les collègues se sont mobilisés. Encore une fois ils se sont débrouillés pris entre des consignes contradictoires, en essayant de prévoir ce qu’allait être éventuellement les consignes. Les agents sur le terrain, en sont réduits à faire des hypothèses en attendant que les consignes officielles arrivent. C’est problématique pour les collègues. Les équipes, les directeurs, les chefs d’établissement ont anticipé les consignes ! Au niveau national il y a des annonces le mercredi et la consigne arrive le vendredi pour les personnels sur le terrain, c’est incompréhensible ! Comment peut-on faire des annonces le mercredi sans avoir anticipé une circulaire, un texte, un document qui en organise la mise en place ? En attendant, les directeurs dans les écoles, les chefs d’établissement, ont les parents au téléphone ou au portail auxquels ils ne peuvent apporter des réponses. Ce sont des sacs de nœuds à démêler et ce sont les personnels qui doivent les démêler. C’est insupportable !
Le Secrétaire Général reconnait que ça a fonctionné parce que les agents sur le terrain ont été pleinement responsables et ont mis en œuvre dans les meilleures conditions possibles cet accueil. Il y a aussi la chaîne globale, il y a eu des consignes rapides fournies par les DASEN, des échanges avec les IEN, les chefs d’établissement. Il y a eu un travail mené permettant de pouvoir assez rapidement mettre l’accueil en place. Concernant la cacophonie elle est liée aux nombreuses demandes qui allaient parfois au-delà des professions concernées. Mais les bases d’accueil étaient là.
Point COVID :
Docteur Cicchelero : Il y a eu une baisse des cas pour les vacances d’hiver et une reprise épidémique depuis mi-janvier dans notre académie et dans l’ensemble de la France. 7 000 cas positif depuis le 2 janvier, 85% concernaient des élèves. La gestion des cas s’est accélérée la semaine dernière, plus de 1 200 cas à gérer. Au niveau des tests anti géniques, à ce jour 19 000 tests réalisés avec un taux de positivité de 0,3 % et les tests salivaires qui ont démarré plus tard 25 500 tests effectués avec un taux de positivité de 0,5 %. Ca a permis de découvrir quelques cas asymptomatiques et de mettre à l’abri les contacts en milieu scolaire. Le contact tracing se poursuit pour les élèves accueillis. Concernant la vaccination aucune information spécifique à ce jour concernant le personnel mais on peut penser que les personnels de l’Education Nationale feront partie des professions éligibles à la vaccination. A la rentrée, poursuite des dépistages, la plupart réalisés sur site mais aussi en lien avec les laboratoires des auto-prélèvements car ça a pu être difficile en maternelle. Les élèves partent à la maison avec des consignes et ramènent l’échantillon à l’école récupéré par les laboratoires. Le docteur n’a pas d’information concernant les auto-tests avec prélèvement nasal en milieu scolaire.
Lire la suite : Compte rendu CHSCT-A 8 avril