Budget 2021 : le gouvernement fait le choix d’aggraver le chaos

La continuité dans l’austérité

À écouter le ministre, tout serait parfait dans l’Education nationale ! Une augmentation d’un milliard plus ledit « Grenelle » avec 400 millions. Ce que le ministre oublie de dire, c’est que le milliard correspond aux augmentations normales des salaires pour plus d’un million de personnels. Et que les 400 millions sont un saupoudrage-enfumage.

Car force est de constater que les 2039 créations de postes dans le premier degré n’en sont pas puisque cela correspond strictement à l’addition des postes supprimés dans le second degré et dans l’enseignement privé : 1800 postes dans le public et 239 dans l’enseignement privé, premier et second degré. Le ministre supprime quatre fois plus de postes dans le second degré en 2021 alors que le nombre d’élèves attendus et de plus de 20 000. Ce ne sont pas les heures supplémentaires que le ministre crée à marche forcée qui vont permettre d’avoir des postes et des effectifs moins lourds.

Les 400 postes de personnels administratifs supprimés en 2019 ne sont pas rétablis. Au contraire, le ministre décide de ne pas créer un seul poste supplémentaire. Ce qui s’annonce, c’est un nouveau redéploiement des moyens dans les différentes académies avec des suppressions qui vont se poursuivre dans les services.

Enfin, le tribut payé par les opérateurs de l’Education nationale est très lourd : Canopé perd 45 emplois, et le CNED, 40 emplois.

Les contre-réformes statutaires au service d’un désossage de l’instruction nationale publique

Globalement, le solde est négatif pour les postes de titulaires. En revanche, le nombre d’apprentis est en augmentation. 4371 en tout, soit 1920 de plus que l’année précédente. 2674 seront recrutés en tant qu’assistants d’éducation dans le dispositif dit de « préprofessionnalisation ». Pour le ministère, c’est une aubaine : en contrat précaire et payé à l’heure et au SMIC, ils peuvent néanmoins, remplacer les professeurs titulaires.

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