Mon premier était un contrat de droit public. Il permettait encore aux boursiers, dans toutes les
disciplines, sur toutes les académies, de faire des stages dans les écoles ou le second degré.
Il était
déjà discount avec une rémunération de 900 €. C’était l’emploi d’avenir professeur (EAP).
Encore trop cher, il a donc été supprimé au début de l’été 2015, très vite, sans grand bruit et permet
une économie de 22 millions d’€.
Mon second le remplace. Il doit avoir une qualité essentielle : son coût doit être plus bas que mon
premier. Il doit en avoir une seconde, casser le statut.
La ministre applique la priorité présidentielle donnée à l’apprentissage comme solution :
Mon tout sera donc l’Etudiant Apprenti Professeur, même acronyme pourvu du chiffre 2 (EAP2).
Et ni vu, ni connu, on pense qu’il s’agit du même dispositif, mais pas du tout.
L’apprenti professeur étudiant doit coûter beaucoup moins cher :
– il vivra jusqu’à ses 21 ans, en licence, sous le seuil de pauvreté (rémunération de 889 €, seuil de
pauvreté à 977 €);
– il perdra sa bourse, son APL, ses droits de boursiers;
– il ne sera recruté qu’en fonction des besoins des académies;
– il sera sous contrat de droit privé. Ses années dans les établissements ne compteront pas dans sa
carrière si par miracle en cumulant deux demi-journées de travail, son cursus universitaire et le
passage du concours externe, il devient professeur
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