Madame la Ministre,
De nombreuses sections de notre syndicat national, le SNUDI-FO, nous alertent sur les
conséquences de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires et des PEDT, les projets
éducatifs territoriaux.
A titre d’exemple, le maire de Chennevières-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, s’érige par
voie de circulaire en supérieur hiérarchique vis-à-vis de l’inspectrice de circonscription et des
directeurs d’école. Qu’il s’agisse de l’utilisation des locaux, des responsabilités ou des horaires, il
veut imposer à des fonctionnaires de l’Etat des règles édictées par lui-même ou sa municipalité.
Cette situation est celle de nombreuses communes, dans de nombreux départements où
les élus sont amenés à se mêler de tout, à vouloir décider de tout, des horaires, des répartitions
pédagogiques, de l’utilisation des locaux et du matériel scolaire, voire même de la tenue des
réunions d’information syndicale.
Il en découle de multiples confusions et de nombreux conflits.
Les soucis sont nombreux et quotidiens, nos collègues sont confrontés à une double
tutelle, à une double autorité, et exercent leur mission dans des conditions de travail de plus en
plus difficiles et parfois même épouvantables.
Nous tenons à votre disposition de nombreux cas illustrant cette situation.
Avec nos collègues nous nous posons une question. Qu’est-ce qui crée cette situation de
confusion ? Qu’est-ce qui crée ce mélange entre le scolaire et le périscolaire ?
La réponse, Madame la ministre, n’est-elle pas que c’est votre refus de remettre à plat la
réforme des rythmes scolaires et toutes ses conséquences qui est l’origine des problèmes ?
Lettre à la Ministre sur les conséquences de la réforme des rythmes scolaires et des PEDT