Partout dans les écoles, le chaos engendré par les politiques d’inclusion systématique et forcée met à mal les personnels, les élèves et les parents. Plus de 50 000 élèves n’ont aucune prise en charge par un AESH alors qu’ils bénéficient d’une notification en ce sens et 30 000 élèves sont aujourd’hui en attente de places dans des établissements sociaux et médico-sociaux, 6 000 de plus qu’il y a deux ans !
Le SNUDI FO avec sa fédération, la FNEC FP FO, exige le retrait de l’Acte 2 de l’école inclusive !
Les représentants du ministère reconnaissent que la question de l’École inclusive systématique est sensible : « On ne cherche pas à minimiser. On est d’accord qu’il y a des insatisfactions, des insuffisances. » Bel euphémisme ! Au niveau local, les chefs reconnaissent que l’on arrive aux limites de l’école inclusive, et que pour certains élèves les adaptations pédagogiques ne suffisent pas, qu’ils ont besoin d’être pris en charge par des équipes pluri disciplinaires de professionnels.
La FNEC FP-FO a réuni des milliers de collègues lors de réunions syndicales. Le constat est le même partout. La politique d’inclusion systématique et forcée conduit à des situations catastrophiques ! Et pourtant, le gouvernement veut avancer coûte que coûte vers l’acte 2 de l’École inclusive.
Dans cette logique, le gouvernement a décidé de mettre en place les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) qui ne répondent en rien aux revendications des personnels. Ces PAS visent à réduire l’accompagnement des élèves par les AESH en renforçant la mutualisation en permettant au ministère de prendre la main sur les prescriptions et les notifications des MDPH. Le ministre lui-même a reconnu que dans les départements où ils étaient mis en place les notifications avaient baissé de 6%, pour la FNEC FP-FO, sous couvert de développer l’autonomie des élèves, le ministère cherche à réduire le nombre d’AESH. Plus de PAS c’est aussi moins de classes, cette mise en place se fait à moyens constants, donc en prenant des postes classes. Les solutions proposées par le PAS sont d’abord pédagogiques, encore une fois on renvoie la responsabilité des difficultés de prise en charge aux enseignants seuls dans leur classe.
La FNEC FP FO s’est toujours opposée à la mise en place des PAS !
Le lundi 11 mai 2026, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi « visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers » qui acte la suppression des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et l’arrêt de leur généralisation. Ce vote de la représentation nationale tient compte d’une réalité : les PAS ont été massivement rejetés ! C’est pourquoi la FNEC FP-FO exige maintenant que le dispositif PAS soit définitivement abandonné et que les postes utilisés pour leur mise en place soient restitués immédiatement pour annuler des fermetures de classes et pour ouvrir les postes spécialisés et de remplaçants nécessaires.
Aux côtés des AESH, la FNEC FP-FO revendique un Statut, un vrai salaire !
Les AESH, personnels extrêmement précaires et en grande majorité à temps partiels imposés, se retrouvent affectés au sein d’un PIAL dans lequel ils peuvent être appelés à se déplacer au détriment des élèves qu’ils suivent et de leurs conditions de travail. Les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) viennent encore aggraver la mutualisation impulsée par les PIAL !
Et comment ne pas être alerté sur le manque d’AESH en cette rentrée ?
La FNEC FP FO défend les RASED !
Les RASED, réduits à peau de chagrin, ont des missions de plus en plus tournés vers l’accompagnement des personnels et de moins en moins vers la prise en charge des élèves. C’est une attaque supplémentaire contre les RASED, déjà minés par les suppressions de postes et la remise en cause du triptyque « psychologue du premier degré, maître E et maître G ».
Les RASED ont été largement attaqués par deux mesures, combattues par la FNEC FP-FO :
• Le décret du ministre Darcos de 2008 qui a supprimé 2 heures de classes pour les élèves pour instaurer « l’aide personnalisée » (devenu depuis APC), justifiant pour le gouvernement de l’époque la suppression de milliers de postes de RASED.
• La fusion des psychologues du premier degré et des Conseillers d’orientation psychologues en un corps de psychologues de l’Éducation nationale. Elle place les psychologues dans le cadre des 1607 heures. Les psychologues exerçant dans le premier degré ont perdu en conséquence une semaine de vacances. Les personnels n’y ont rien gagné. La FNEC FP-FO a voté contre cette fusion.
Le SNUDI FO revendique le maintien et le développement des RASED !
La FNEC FP FO s’oppose au démantèlement des ESMS !
Alors que le manque de personnels dans ces établissements est criant, on peut d’ores et déjà prévoir une déperdition des moyens puisque les personnels des ESMS devront se déployer sur davantage de sites à moyens constants. Par ailleurs, la prise en charge dans ces établissements par un personnel pluridisciplinaire (éducateur, infirmier, psychologue, psychiatre, kinésithérapeute…) ne peut pas toujours avoir lieu au sein des écoles, et doit parfois avoir lieu en urgence.
La FNEC FP FO revendique :
– Pour la défense de l’enseignement spécialisé et contre l’inclusion systématique et forcée ! Retrait de l’Acte 2 de l’École inclusive !
– Pour la création des places nécessaires dans les ESMS et l’abrogation du décret programmant leur externalisation !
– Pour l’abrogation des PIAL et l’abandon des PAS !
– Pour un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH !
Ensemble, allons à Paris, le 5 novembre 2026, pour porter nos revendications !
Inscrivez-vous https://snudifo31.com/montee-a-paris-du-jeudi-5-novembre-2026/