Audience syndicale direction d’école du 5 juin 2025 : compte rendu

Pour l’administration : M. VENCK (IEN-A) et M. VANDERSTRATEN (Référent directeur)

Pour le SNUDI-FO 31 : Magali BALZANO et Manuela PELCOT

En déclaration liminaire, le SNUDI-FO demande l’abandon du projet de référentiel de métier pour les directeurs d’école.

En réponse, M. Venck réaffirme le recentrage du métier de directeur vers le pilotage pédagogique et justifie ainsi l’intérêt des évaluations d’école permettant une réflexion d’équipe sur les solutions pédagogiques pour la réussite des élèves. Il affirme même que ces évaluations d’école sont une véritable bouffée d’air frais pour les collègues emportés par la gestion du quotidien.

Pour le SNUDI-FO, seuls des moyens humains et financiers ainsi qu’un allègement des tâches offriraient aux collègues la possibilité de se recentrer sur leur métier : enseigner. Anticiper, gérer les absences des collègues non remplacés, redéployer les AESH sur l’école en fonction des emplois du temps des élèves ou des absences des AESH, suivre les travaux des bâtiments suite aux intempéries, porter plainte pour diffamation de parents d’élèves et relancer pour la énième fois le rectorat pour obtenir une protection fonctionnelle … ce n’est pas notre métier !!

EVALUATION D’ECOLE

Le SNUDI-FO rappelle que les collègues ne veulent pas de ces évaluations d’école chronophages qui ne leur apportent rien dans la gestion du quotidien et qu’en l’absence de texte, elles ne sont pas obligatoires. M. Venck admet d’ailleurs que les écoles peuvent les refuser.

Environ 150 écoles ont été évaluées (en-dessous de l’objectif fixé par le ministère), certaines attendent leur rapport final. Une école a dû faire l’évaluation l’année de son déménagement dans de nouveaux locaux rendant caduques l’évaluation.

Les écoles sélectionnées pour 2025/2026 seront informées fin juin/début juillet. Les équipes auront les 18 heures d’animation pour se concerter. Dès la finalisation du rapport final de l’évaluation externe, l’équipe pourra l’année suivante rédiger son projet d’école.

MAIRIE DE TOULOUSE

Le SNUDI-FO dénonce l’alourdissement des tâches des directeurs en particulier à Toulouse où la mairie ne cesse de les surcharger de petites missions qui relèvent des services municipaux : gestion des repas cantine des élèves, mesure du CO2 dans les locaux, mise à jour du matériel informatique et plus récemment entretien des équipements anti-moustiques.

Le SNUDI-FO demande à ne pas surcharger les directeurs avec des tâches qui ne sont pas les leurs.

M. Venck rencontre la mairie de Toulouse une fois par mois environ mais en raison de report, la réunion où les questions soulevées lors de l’audience Direction spécifique à la mairie de Toulouse n’a pas encore eu lieu.  Ces points seront discutés lors de la prochaine réunion.

Le SNUDI-FO, alerte sur les conséquences de la baisse de budget des communes : absences d’ATSEM non remplacées ou ATSEM réquisitionnées par les services périscolaires au détriment du temps scolaire, refus de financer les outils informatiques qui allègeraient les tâches des directeurs d’école. Le SNUDI-FO refuse l’ingérence des mairies dans le fonctionnement des écoles.

CHARGE DE TRAVAIL DES DIRECTEURS D’ECOLE

En plus des tâches supplémentaires, certains directeurs d’école sont conviés à des réunions de direction de plus en plus nombreuses, voire des temps de formation pour, à leur tour, former les collègues dans les écoles. Le SNUDI-FO rappelle que le directeur n’est pas un formateur. Dans le plan de formation des directeurs d’école, 12h parmi les 18h obligatoires sont dévolues au pilotage pédagogique. Ce volume horaire, déduit des animations obligatoires avait pour but de reconnaitre le temps de travail invisible des directeurs en lien avec les IEN.

M. VENCK reconnait une mauvaise interprétation par certains IEN de circonscriptions de ces 12 heures de pilotage pédagogique.

Le SNUDI-FO demande l’organisation des réunions sur le temps de travail et en dehors du temps de décharge qui doit servir à d’autres tâches. Les directeurs ont besoin globalement de plus de décharge de direction.

PPMS UNIFIES

A ce jour aucun PPMS unifié n’est entériné. La référente prévention a visité les écoles sélectionnées pour cette année mais les documents finaux n’ont pas encore été validés. L’an prochain, l’administration réunira toutes les directions pour expliquer ce qu’est le PPMS unifié.

LE LOGICIEL AA1D

Le SNUDI-FO demande la suppression de la case « les élèves peuvent être répartis ». Si oui, cela laisse entendre que le remplacement ne serait pas nécessaire, si non, l’autorisation d’absence pourrait être compromise.

Le SNUDI-FO demande le remplacement pour toute absence et la stabilité du remplacement sur les absences longues.

Le SNUDI-FO demande l’ajout d’une case libre où pourraient être notées des demandes ou problématiques particulières (sortie, plusieurs remplacements nécessaires, EE avec des élèves à répartir et en même temps que des absences par exemple)

La suppression de la case par l’administration n’est pas prévue. Le logiciel est récent, des modifications seront peut-être possibles.

PROJETS NEFLE

Il n’y a plus la possibilité de demander un financement pour un projet NEFLE. L’IENA s’engage à fournir la liste des projets qui ont bénéficié de financement et de faire un bilan.

PACTE

Il y a 1252 parts pour l’année 2025/2026 dans le 1er degré, (contre 1506 parts en 2024/2025). La répartition se fera au prorata du nombre de classes dans les écoles. La part accompagnement de projet disparait. Il reste le soutien scolaire au collège, la mission « devoirs faits », le soutien renforcé aux élèves en difficulté en élémentaire, les stages de réussite et école ouverte, l’appui à la prise en charge d’élèves à besoin à particulier, et la mission « référent harcèlement ». Les parts sont priorisées aux enseignants face aux élèves. Le nombre de part par enseignant sera limité à 2. Cette année, 4 écoles ont été contrôlées. Les collègues ont dû justifier la réalisation des missions dans le cadre du pacte. M. Venck reconnait des incohérences dans l’attribution des pactes avec un effet pervers où les missions de base sont délaissées au profit des missions du pacte.

Depuis 2023, le SNUDI-FO demande l’abandon du PACTE, moyen pour le gouvernement de faire travailler plus pour perdre moins. Le nombre de part ne cesse de diminuer et le nombre de collègues concernés par cette possibilité également. Le SNUDI-FO demande que l’enveloppe budgétaire allouée au PACTE et aux projets NEFLE soit distribuée aux enseignants sous la forme d’une revalorisation salariale.