Monsieur le président du CHSCT,
Mesdames et messieurs les membres du CHSCT,
Depuis mars 2020, lors des réunions de CHSCT départemental, nous dénonçons la politique de ce gouvernement qui va de pair avec un désengagement de l’Etat en matière de santé et de sécurité des salariés.
Tandis que le président de la République comme ses ministres multiplient les envolées grossières et mensongères dans les médias pour faire écran de fumée, la dislocation de l’hôpital public, de l’école publique et des droits des salariés va bon train.
Trois « protocoles » en moins de 10 jours, depuis Paris ou Ibiza, un nouveau cap dans l’incompétence et le mépris des personnels notamment des directeurs vient d’être atteint.
Ces multiples revirements et changements n’ont clairement qu’un objectif : permettre l’accueil des enfants à l’école, à moindre coût, en donnant l’illusion d’une protection des usagers comme des personnels et en maintenant des moyens très insuffisants, Covid ou pas Covid. Et ceci sans prendre en compte la surcharge de travail des équipes à qui l’on demande du distanciel et du présentiel en même temps et qui se retrouvent, malgré leur bonne volonté, souvent les cibles de familles mécontentes. Nous vous redemandons à ce sujet de réaffirmer, qu’aussi bien dans le 1er et le 2nd degré, le distanciel et le présentiel ne se cumulent pas.
Pendant ce temps, le ministre vient de rendre 75 millions d’euros à Bercy il y a quelques semaines, alors qu’il avait déjà redonné plus de 600 millions d’euros en 2020.
Pourtant, n’est-ce pas ce même ministre qui maintient par exemple nos collègues AESH sous le seuil de pauvreté et qui refuse de donner les moyens nécessaires à l’Ecole Publique ?
Jeudi 13 janvier puis jeudi 20 janvier, nous étions des dizaines et des dizaines de milliers d’agents de l’Education Nationale en grève et dans la rue pour protester contre ces politiques de dislocation de la Fonction Publique, et pour revendiquer les moyens urgents pour l’école. Les IEN, les chefs d’établissements, les parents d’élèves, les personnels territoriaux étaient eux aussi présents.
Jeudi 27 janvier, la mobilisation interprofessionnelle s’annonce également très importante. Il est temps de répondre aux revendications des collègues.
Nous réitérons, à tous les échelons, nos demandes légitimes et urgentes :
• L’augmentation immédiate des salaires ;
• Des postes statutaires pour pallier au manque de moyens ;
• L’arrêt des protocoles inapplicables ;
Localement, nous vous demandons depuis des mois l’ouverture des listes complémentaires, c’est fait. C’est insuffisant mais pourquoi ce qui était impossible il y a deux semaines, l’est maintenant ? Nous regrettons que cela ne concerne que le 1er degré et un réabondement des listes complémentaires reste toujours nécessaire.
Nous regrettons aussi de ne pas avoir de retour sur une situation urgente d’école relevant du CHSCT et pour laquelle nous pensions avoir obtenu un engagement de votre part.
Plus que jamais, il faut nous écouter mais aussi nous entendre.